Depuis le 1er janvier, les règles du calcul du DPE 2026 ont changé. Un ajustement technique en apparence, mais qui rebat les cartes pour des milliers de foyers français. Depuis 2006, le DPE fait partie du paysage immobilier français. Vente, location, projet de rénovation : impossible d’échapper à ce bilan énergétique. Ce repère essentiel pour définir les performances énergétiques d’un logement oriente aujourd’hui de nombreux projets immobiliers. Tour d’horizon de ce qu’il faut savoir avant de vendre, louer ou rénover.
C’est quoi le DPE ?
Les critères importants
Qu’est-ce que le DPE ?
Ce document obligatoire mesure ce qu’un logement consomme réellement et informe de son impact sur l’environnement. Exigé pour toute vente ou location, il reste à la charge du propriétaire.
Les deux critères du DPE
Deux critères écologiques primordiaux résument le DPE. On les retrouve dans tous les comptes rendus pour louer ou vendre un bien immobilier :
- sa consommation d’énergie primaire du logement (en kWh/m² et par an pour le chauffage, l’eau chaude et la climatisation),
- ses émissions de gaz à effet de serre (en kg de CO₂ par an et par mètre carré).
Obligatoire pour la vente ou la location, il reste à la charge du propriétaire.
Comment fonctionne le
nouveau DPE 2026 ?

3 CL. Derrière ce sigle un peu technique se cache la méthode réglementaire utilisée pour calculer la performance énergétique des logements résidentiels (Calcul de la Consommation Conventionnelle des Logements). Pour le DPE 2026, c’est toujours elle qui fait référence.
La méthode 3CL : le socle du calcul
Ce calcul prend en considération :
- les déperditions thermiques,
- les équipements de chauffage (comme la production d’eau chaude sanitaire, la climatisation, la ventilation…),
- la production d’énergie (panneaux photovoltaïques inclus).
Si les 3 CL sont toujours en vigueur, le changement se joue sur le nouveau calcul de coefficient qui change le diagnostic de performance énergétique.
Un détail technique, mais qui change beaucoup de choses : le DPE 2026 ne compare pas directement les kWh consommés. Il leur applique d’abord un coefficient, propre à chaque source d’énergie, pour les convertir en énergie primaire. Jusqu’ici, l’électricité avait un coefficient de 2,3 (autrement dit, chaque kWh consommé comptait pour 2,3 kWh dans le calcul final). Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9 (confirmation de l’acte promulgué le 13 août 2025).
Le changement du coefficient électrique en 2026
1 kWh est aujourd’hui multiplié par 1,9 contre 2,3 auparavant, pénalisant injustement les logements chauffés à l’électricité et favorisant ceux chauffés avec des énergies fossiles. Un mauvais point dans un pays majoritairement décarboné.
Le nouveau calcul du DPE compte plusieurs paramètres :
- donner plus d’informations en prenant en compte l’éclairage ou la ventilation,
- fournir une nouvelle étiquette indiquant les dépenses énergétiques estimées,
- rendre le nouveau DPE opposable, le signataire d’un bail ou un acheteur peut ainsi se retourner contre le bailleur ou le vendeur en cas de DPE au diagnostic erroné.
Des changements qui deviennent favorables pour de nombreux foyers français.
Quelles conséquences sur le DPE ?
Avec ce nouveau coefficient, les foyers équipés de radiateurs, de convecteurs ou de pompes à chaleur obtiennent un DPE 2026 plus favorable. Bien évidemment, avec cette réforme, aucun logement ne se verra déclassé.
Bon à savoir : les DPE établis depuis 2021 restent valables dix ans. En revanche, ceux datés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 31 décembre 2024.
1,5 million. Grâce au barème 2026, c’est le nombre de logements qui sont sortis du statut de « passoires thermiques ».
Le barème DPE 2026 :
Ce qui change
Les seuils fixés au 1er janvier 2021 pour calculer les deux critères s’appuient sur le nouveau mode de calcul :
| Tableau DPE 2026 | ||
| Classe | Énergie primaire | Émission de GES |
| A | Moins de 70 kWh/m²/an | Moins de 6 kg CO²/m²/an |
| B | De 71 à 110 kWh/m²/an | De 7 à 11 kg CO²/m²/an |
| C | De 111 à 180 kWh/m²/an | De 12 à 30 kg CO²/m²/an |
| D | De 181 à 250 kWh/m²/an | De 31 à 50 kg CO²/m²/an |
| E | De 251 à 330 kWh/m²/an | De 51 à 70 kg CO²/m²/an |
| F | De 331 à 420 kWh/m²/an | De 71 à 100 kg CO²/m²/an |
| G | Plus de 420 kWh/m²/an | Plus de 100 kg CO²/m²/an |
Le grand changement pour le DPE 2026 ne réside donc pas dans les seuils, mais dans le mode de calcul des critères évalués pour les logements chauffés à l’électricité.
Toutes ces informations sont à mettre en rapport avec votre profil : propriétaires, vendeurs ou bailleurs.
DPE 2026 : quels impacts pour les propriétaires, vendeurs et bailleurs ?

Pour les bailleurs
Aux côtés du gel des loyers F et G depuis 2022, la loi CIimat et Résilience de 2021 a également établi un calendrier progressif d’interdictions pour les propriétaires qui louent un logement. Pour rappel les logements en France métropolitaine ne pourront plus être mis en location ou faire l’objet d’un renouvellement de bail :
- depuis le 1er janvier 2025 pour les logements classés en G
- à partir du 1er janvier 2028 pour les logements classés F
- à partir du 1er janvier 2034 pour les logements classés E.
Pour les biens situés en outre-mer, le calendrier est différent :
- à partir du 1er janvier 2028 pour les logements classés en G
- à partir du 1er janvier 2031 pour les logements classés F
- à partir du 1er janvier 2034 pour les logements classés E
Trois exceptions permettent de continuer à louer un logement F ou G :
- les bâtiments situés dans une zone protégée où les travaux modifieraient l’aspect extérieur,
- les bâtiments dont les travaux envisagés auraient un coût bien supérieur à la valeur du bien,
- les copropriétés n’ayant pas obtenu un vote majoritaire.
Pour les vendeurs : audit énergétique obligatoire
Pour les vendeurs, un audit énergétique réglementaire est obligatoire selon le calendrier suivant :
| Pour les logements classés F ou G | Depuis le 1er janvier 2023 |
| Pour les logements classés E | Depuis le 1er janvier 2025 |
| Pour les logements classés D | À partir du 1er janvier 2034. |
Loin d’être anodin, cet audit valable 5 ans permet :
- d’obtenir un état des lieux du bâtiment,
- de sensibiliser les futurs acquéreurs aux questions écologiques,
- de faire des propositions de travaux pour améliorer le confort thermique.
Comment obtenir son DPE 2026 ?
Pour établir un DPE officiel, prenez soin de contacter un diagnostiqueur immobilier certifié. Le coût d’un DPE n’est pas réglementé. Comptez entre 100 et 250 €. Le professionnel doit obligatoirement transmettre le diagnostic à l’ADEME (Agence de la transition écologique, l’organisme public en charge notamment du suivi des données énergétiques des logements) qui attribue en retour un numéro d’identification unique à 13 caractères garantissant sa validité.
Ne sous-estimez pas la constitution du DPE 2026 : un bien immobilier avec un mauvais diagnostic se vend moins bien.
Les rénovations énergétiques proposées par OPNR constituent une réponse efficace pour répondre à cette problématique. Mais quels travaux permettent d’améliorer efficacement son DPE ?
Isolation, pompe à chaleur, photovoltaïque : quelles solutions privilégier ?
Isolation de son logement, pompe à chaleur performante ou panneaux photovoltaïques : autant de travaux proposés par OPNR pour améliorer ou préparer son DPE 2026.
Isoler son logement : les travaux prioritaires
30 %. Ce pourcentage correspond aux déperditions de chaleur par le toit. Pour améliorer son DPE 2026, les travaux d’isolation des combles perdus sont prioritaires, suivis des murs, des fenêtres et des planchers. Étape indispensable pour optimiser la performance énergétique de son logement.
La pompe à chaleur : un double bénéfice pour les propriétaires
Élément central du plan d’électrification français à l’horizon 2030, la pompe à chaleur affiche un meilleur rendement qu’une chaudière classique. En utilisant une énergie décarbonée, elle est doublement bénéfique pour les propriétaires souhaitant améliorer le confort thermique du logement :
- en fonctionnant à l’électricité, elle est moins pénalisée par le nouveau mode de calcul du DPE,
- elle affiche un meilleur rendement qu’une chaudière classique.
En restituant de 2 à 4 kWh de chaleur contre 1 kWh consommé, elle constitue le meilleur rendement possible. Associée à une bonne isolation, c’est l’alliée parfaite pour obtenir une bonne note à un diagnostic énergétique.
Les fenêtres et la ventilation
Beaucoup de personnes songent à changer leurs fenêtres sans prendre en compte la ventilation. C’est une erreur. Un logement bien isolé devient aussi plus étanche. Et sans ventilation efficace, l’air ne se renouvelle plus. L’humidité reste piégée, les moisissures s’installent, et le bâti se dégrade avec, à terme, un effet négatif sur la performance énergétique elle-même.
Les panneaux photovoltaïques : un levier efficace pour améliorer son logement
Depuis la mise à jour du calcul du coefficient, installer des panneaux photovoltaïques devient une véritable opportunité d’améliorer son DPE 2026. Pour une raison simple : l’électricité produite par les panneaux et consommée sur place vient en déduction des besoins du logement. Moins de besoins à couvrir, donc une meilleure note au DPE
Isolation de vos combles, installation d’une pompe à chaleur, pose de panneaux solaires : les experts OPNR font le point sur les travaux les plus efficaces pour améliorer votre DPE. Contactez-nous : nous étudions les caractéristiques de votre logement et vous orientons vers les travaux les plus efficaces pour faire progresser votre DPE.
FOIRE AUX QUESTIONS
01 Qu’est-ce qui change pour le DPE en 2026 ?
Le nouveau DPE 2026 utilise un nouveau mode de calcul pour les logements chauffés à l’électricité. Le coefficient d’électricité passe de 2,3 à 1,9. 850.000 logements pourraient sortir de la catégorie « passoire thermique ».
02 Quels logements sont concernés par les changements liés au DPE 2026 ?
Les logements chauffés à l’électricité. Notamment ceux qui avaient une mauvaise note avec l’ancien mode de calcul. Un impact qui modifie la donne pour les biens loués ou pour la révision des loyers selon le calendrier de la loi Climat et Résilience. Précision : les biens chauffés au fioul ou au gaz ne sont donc pas concernés par ces changements.
03 Faut-il refaire son DPE en 2026 ?
Non, pas pour les DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021. Ils restent valides et peuvent être actualisés en intégrant le nouveau mode de calcul. En revanche, pour ceux antérieurs à cette date, un nouveau diagnostic est obligatoire.



