Depuis 2006, l’étiquette énergétique d’un logement joue un rôle important dans la vie des propriétaires bailleurs et des vendeurs. Avec ses notes allant de A à G, elle informe sur la consommation énergétique primaire d’une habitation. Le DPE influence les transactions immobilières avec de véritables obligations légales et peut aller jusqu’à l’interdiction de louer. Ce document s’impose à tous les propriétaires en France, qu’ils vendent ou qu’ils louent leur bien. Mais que signifie réellement la classe énergétique d’un logement ? Comment peut-elle influencer une vente ou une location ? OPNR fait le point.
Qu’est-ce que l’étiquette énergétique d’un logement ?
Sur le DPE, les étiquettes énergétiques permettent de voir immédiatement dans quelle classe se situe le logement, de A à G. Elles donnent une première indication sur sa performance énergétique.
Le DPE permet notamment de connaître :
- la classe énergétique du logement, de A à G,
- la consommation d’énergie prise en compte dans le diagnostic,
- les émissions de CO2 du logement,
- la performance énergétique du bâtiment, qu’il s’agisse d’une maison individuelle ou d’un logement situé dans un immeuble collectif.
L’étiquette énergétique d’un logement figure dans les documents de vente depuis 2006 et dans les baux depuis 2007.
Une classification de A à G
Après un diagnostic énergétique, une note est attribuée au bien sur une échelle allant de A à G :
- Classe A et B : ce sont des habitations très performantes avec une consommation énergétique minimale,
- Classe C et D : les performances sont intermédiaires, ces deux classes concernent la majorité du parc français,
- Classe E : performances moyennes
- Classe F et G : logements énergivores, qualifiés de « passoires thermiques ».
Les étiquettes A et B restent encore minoritaires, la majorité des biens se situant en C ou D. Ce système d’étiquetage permet de comparer en un coup d’œil la performance de plusieurs habitations, comme leur niveau d’isolation, avant un achat ou une location.
Comment est calculée la nouvelle étiquette énergétique d’un logement ?
En 2021, le calcul de l’étiquette énergétique a connu de nouvelles règles avec la méthode de calcul nommée 3 CL. Elle prend en compte :
- la qualité de l’isolation (mur, toiture, fenêtres),
- les appareils de chauffage et de production d’eau chaude,
- le mode de ventilation,
- l’année de construction,
- la zone climatique du logement.
Pour évaluer la performance énergétique d’un logement, le DPE s’appuie sur plusieurs éléments. Deux indicateurs principaux sont pris en compte pour bien comprendre le DPE d’un bien :
- la consommation d’énergie primaire, exprimée en kWh/m²/an ;
- les émissions de gaz à effet de serre.
Le croisement de ces deux données permet d’avoir une meilleure idée de la performance énergétique globale du logement. Avant d’engager des travaux, un propriétaire peut également utiliser un simulateur d’étiquette énergétique en ligne. Cela lui permet d’obtenir une première estimation de son DPE et de mieux anticiper les éventuelles améliorations à réaliser.
Cette estimation reste une première étape avant l’obtention d’un document officiel, établi exclusivement par un diagnostiqueur certifié indépendant. Avant d’engager des travaux, les experts OPNR peuvent réaliser un état des lieux énergétique de votre logement. Ils identifient sur place les principales zones de déperdition thermique et vous donnent une première estimation des améliorations possibles. Cet état des lieux ne remplace pas le DPE réglementaire.
Quelles obligations légales selon la classe énergétique ?

La notation de l’étiquette énergétique d’une maison ou l’étiquette énergétique d’un bâtiment collectif peut nécessiter une rénovation. En France, trois volets structurent la réglementation applicable, encadrée notamment par le Code de la construction et de l’habitation :
- les informations pour les futurs occupants,
- l’encadrement du loyer,
- l’interdiction de mise en location.
L’usage réel des bâtiments et leur enveloppe thermique influencent souvent le résultat final.
Mention obligatoire dans les annonces immobilières
Depuis 2022, toute nouvelle annonce immobilière (vente ou location) doit prévoir l’affichage de la classe énergétique du bien (de A à G), ainsi que plusieurs informations complémentaires :
- la lettre de la classe climat pour les émissions de gaz à effet de serre,
- une estimation des dépenses annuelles d’énergie,
- la mention obligatoire « logement à consommation énergétique excessive » pour les classes F et G depuis 2023.
Ces annonces doivent également préciser la lettre climat associée au bien. Sans information, une annonce immobilière peut être jugée non conforme à la réglementation.
Cet étiquetage permet aux futurs occupants d’accéder à des informations essentielles avant même de visiter les lieux.
Encadrement des loyers pour les classes F et G
Depuis août 2022, un propriétaire ne peut plus augmenter le loyer d’un logement classé F ou G dans certaines situations. Cela concerne notamment la révision du loyer en cours de bail, la relocation du bien ou son renouvellement.
Cette règle concerne les passoires énergétiques. Elle pousse les propriétaires à engager des travaux pour améliorer les performances du logement, notamment lorsque celui-ci doit rester proposé à la location.
Interdiction de location des passoires thermiques
Pour améliorer les performances énergétiques des foyers français, l’État a établi un calendrier d’interdiction de location qui s’applique progressivement :
| Dates | Étiquette énergétique du logement |
| Depuis janvier 2023 | Interdiction des logements dépassant 450 kWh/m²/an |
| Depuis janvier 2025 | Interdiction pour tous les logements classés G |
| À partir de janvier 2028 | Nouvelle interdiction pour tous les logements classés F |
| À partir de janvier 2034 | Nouvelle interdiction pour toutes les résidences classées E |
Ce calendrier concerne aussi bien les logements individuels que les grands immeubles collectifs, quel que soit leur usage.
Les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G doivent par ailleurs faire l’objet d’un diagnostic énergétique lors de la vente du bien.
Étiquette énergétique d’un logement : quelles conséquences sur la valeur de votre bien ?
Annonce de vente immobilière : l’importance du DPE
Sur le marché immobilier, la décote des biens classés F et G varie fortement selon les régions et le type de bien, pouvant aller jusqu’à plus de 20% pour les maisons individuelles selon l’étude annuelle la valeur des logements publiée par les Notaires de France en janvier 2026.
Un manque à gagner important pour les vendeurs. Les acheteurs sont de plus en plus vigilants au DPE et intègrent fréquemment les travaux à prévoir dans leur négociation, ce qui peut peser sur leur capacité d’emprunt. Les banques, de leur côté, sont également attentives au diagnostic avant d’accorder un prêt.
OPNR vous accompagne dans l’identification des rénovations les plus pertinentes pour améliorer la performance énergétique de votre habitation. De la définition des priorités aux gains possibles sur votre DPE, les experts OPNR sont là pour vous conseiller avant la mise en vente ou une négociation avec des acquéreurs.
Les locations également concernées
Pour un bailleur, la classe énergétique pèse aussi directement sur la rentabilité locative. Si les logements classés G sont déjà concernés, ceux avec l’étiquette F peuvent anticiper cette interdiction en investissant dans des travaux de rénovation énergétique.
OPNR vous aide à identifier les solutions adaptées à votre maison ou votre appartement. Anticiper ces démarches permet de préparer la mise en conformité de votre propriété tout en maîtrisant davantage le coût du projet. Chez OPNR, nous ne délivrons pas de DPE, mais nous intervenons en amont ou en complément des travaux pour identifier les axes d’amélioration en matière de rénovation énergétique.
Comment les travaux réalisés par OPNR peuvent-ils vous aider à sortir de la classe F ou G ?
Les bailleurs n’ont aujourd’hui pas le choix : l’étiquette énergétique du logement pèse directement sur la valeur locative de leur bien. Sans la réalisation de travaux, les logements classés G sont déjà interdits à la location. Les classés F suivront en 2028. Quelle que soit la situation de votre propriété, OPNR vous accompagne dans la réalisation de travaux de rénovation énergétique pour réduire votre consommation d’énergie primaire. À l’issue des travaux, un nouveau DPE réalisé par un diagnostiqueur certifié permettra de constater l’amélioration de la classe énergétique de votre logement.
Isoler ses combles
L’isolation des combles perdus à 1 € reste à ce jour le chantier le plus efficace et le plus rentable pour améliorer la performance énergétique de sa maison. Avec 30 % des déperditions de chaleur par le toit, ces travaux sont la priorité dans le cadre d’une rénovation, et permettent de réaliser d’importantes économies d’énergie dès la première année.
Dans certaines situations, la note énergétique peut passer de F à D avec cette intervention rapide et économique, illustrant toute son efficacité. Ce type de rénovation reste accessible à la plupart des propriétaires.
Isoler ses murs
Deuxième zone concernée : les murs. Après le toit, ils représentent 20 % des pertes thermiques. Une isolation performante réduit les besoins en chauffage, ce qui :
- limite les pertes énergétiques,
- améliore l’efficacité globale du logement,
- réduit la consommation d’énergie primaire prise en compte dans le calcul du DPE.
L’isolation thermique par l’extérieur proposée par OPNR est une solution idéale pour atteindre cet objectif, notamment grâce à la laine de roche qui est un produit au rapport qualité-prix intéressant. Le choix des produits isolants joue un rôle important dans la performance globale du bien.
Remplacer un chauffage énergivore
Un ancien appareil peut peser sur les dépenses énergétiques des consommateurs. Remplacer son vieux chauffage électrique ou sa chaudière à fioul est une autre solution pour limiter ses besoins en électricité. Une pompe à chaleur air-air permet par exemple d’avoir un bon rendement énergétique et de valoriser ainsi son bien. Ces appareils modernes affichent une meilleure efficacité énergétique et consomment moins d’énergie que les anciens équipements.
Améliorer sa ventilation
Les appareils de ventilation performants comme une VMC ou une VMI limitent les pertes de chaleur tout en assurant un renouvellement d’air sain. Ce genre de travaux, souvent sous-estimé, complète efficacement les travaux d’isolation et le remplacement du chauffage pour gagner une classe supplémentaire sur son diagnostic.
Changer les menuiseries
Le remplacement des fenêtres à simple vitrage par des fenêtres à double, voire à triple vitrage, contribue à réduire les déperditions thermiques. Cette intervention vient en complément des travaux d’isolation qui restent prioritaires.
Quelles sont les aides pour financer la réalisation de ces travaux ?
Un propriétaire peut entreprendre des travaux pour améliorer l’étiquette énergétique de son habitation. Un projet qui peut revenir cher sans être accompagné.
MaPrimeRénov’, les CEE ou encore l’éco-prêt à taux zéro sont les principales aides auxquelles un particulier peut prétendre selon le revenu du ménage et la nature des travaux.
De nombreuses prestations proposées par OPNR agissent sur les facteurs qui influencent l’étiquette énergétique dans le DPE. En tant qu’entreprise certifiée RGE, nous vous accompagnons du diagnostic à la réalisation des travaux les plus adaptés à l’amélioration de votre DPE.
FOIRE AUX QUESTIONS
01 À quoi sert l’étiquette énergétique d’un logement pour les particuliers et les professionnels ?
Un futur acheteur ou locataire regarde souvent la lettre du DPE avant même de visiter. Comparer les étiquettes de plusieurs biens avant un achat permet d’anticiper les montants des travaux à prévoir. Les agents immobiliers s’en servent comme argument pour justifier ou négocier un prix.
02 Quelle est la durée de validité d’une étiquette énergétique ?
Un DPE établi après juillet 2021 est valable 10 ans. En cas de travaux modifiant significativement la performance énergétique du logement, un nouveau diagnostic est nécessaire pour calculer le niveau d’énergie consommée.
03 Quelle différence entre l’étiquette énergétique logement et l’étiquette climat ?
L’étiquette évalue la consommation d’énergie primaire ; l’étiquette climat mesure les émissions de gaz à effet de serre. La classe du logement correspond à la moins bonne des deux notes.
04 Les écogestes suffisent-ils à améliorer les étiquettes énergétiques ?
Non, la classe du DPE est calculée sur le bâti et les équipements installés, pas sur les habitudes des propriétaires ou sur les produits électroménagers. Adopter de nouvelles habitudes comme baisser le chauffage, éteindre les appareils en veille ou utiliser le mode éco du lave-linge réduit la facture réelle, mais seuls des travaux font changer l’étiquetage du DPE.
05 Quelles sont les obligations liées à l’affichage de l’étiquette énergétique en France ?
En France, l’étiquette énergétique d’un logement reste une obligation légale pour un propriétaire lors de la vente ou la location de son bien. Cette information permet de cerner rapidement la performance énergétique d’une habitation. Pour les passoires thermiques, la loi prévoit des règles spécifiques pour améliorer la classe énergétique du logement.



